Le cholestérol fait souvent la manchette et, bien qu’on en parle souvent, plusieurs internautes s’interrogent. Par exemple, Renée aimerait savoir « quels aliments font diminuer le mauvais et augmenter le bon cholestérol » et Alain demande « des trucs afin d’aider sa mère qui a un taux élevé de cholestérol ». Quant à Réjeanne et S. Fortin, elles aimeraient respectivement savoir « s’il existe un site de la Fondation des maladies du cœur où trouver des recettes très légères mais équilibrées… » et « où obtenir de la documentation sur le cholestérol
Lorsque l’on parle de maladie cardiovasculaire due à une mauvaise alimentation, le cholestérol est souvent mis au banc des accusés. Qu’en est-il vraiment? D’abord, il faut savoir que le cholestérol est un lipide complexe produit en majeure partie par le foie et essentiel au bon fonctionnement de l’organisme. Le cholestérol alimentaire provient d’aliments d’origine animale tels que les viandes, la volaille, les œufs et les produits laitiers. Toutefois, certaines recherches auraient démontré que très peu de cholestérol sanguin provient de l’alimentation (sauf si l’apport alimentaire est excessif). En fait, le vrai problème survient lorsque le taux de « mauvais cholestérol » qui circule dans le sang devient trop élevé comparativement au taux de « bon cholestérol ».
Le bon et le mauvais cholestérol
Le cholestérol ne circule pas librement dans le sang. Pour y parvenir, il s’associe à des protéines et à d’autres lipides pour former ce qu’on appelle des lipoprotéines. Les lipoprotéines se divisent en trois catégories : le HDL (high density lipoproteins qu’on appelle en français lipoprotéine de haute densité) et le LDL (low density lipoprotein ou lipoprotéine de basse densité). Il y aurait aussi le VLDL (very low density lipoproteins ou lipoprotéine de très basse densité), qui serait aussi associé à de hauts risques de maladies cardiaques.
On reconnaît le « bon cholestérol », par le terme haute densité, c’est-à-dire que cette lipoprotéine est plus riche en protéines qu’en lipides, comparativement au LDL qui contient plus de lipides que de protéines. Le LDL est donc considéré comme du « mauvais cholestérol », car en circulant dans le sang, il a tendance à s’accumuler sur les parois des artères entraînant l’athérosclérose et éventuellement des troubles de la circulation. Le HDL est considéré, lui, comme du « bon cholestérol » puisqu’il réduit l’excès de cholestérol sanguin et élimine une partie du cholestérol déposé sur les artères. Il est donc souhaitable d’avoir un haut taux de HDL et un taux bas de LDL (et aussi de VLDL). En fait, on parle de « mauvais cholestérol » mais on devrait peut-être dire « mauvaise lipoprotéine », car c’est surtout l’association du cholestérol avec les autres types de gras qui est en cause. Voilà pourquoi on recommande non seulement de diminuer l’apport alimentaire de cholestérol, mais aussi celui des autres sources de gras (surtout les gras saturés et les acides gras trans), car ils augmentent le taux de LDL dans le sang.
Ainsi, il existe différents types de gras pouvant eux aussi être bons ou mauvais pour la circulation sanguine. On parle de bons gras lorsqu’il s’agit de gras polyinsaturés (qui réduisent le LDL), monoinsaturés (qui réduisent le LDL et augmentent le HDL) et d’acides gras oméga-3 (qui préviennent une viscosité et une coagulation trop importante du sang). Les mauvais gras sont connus comme étant les gras saturés et les acides gras trans (qui augmentent le LDL).
Voici les sources des différents types de gras extraites du document sur les matières grasses distribué par la Fondation des maladies du cœur :
Gras polyinsaturés : les huiles de carthame, de tournesol, de maïs, de soya, de sésame et de noix ; les noix de Grenoble, du Brésil, pignes et marrons ; les graines de sésame et de tournesol.
Gras moninsaturés : les huiles d’olive et de canola; les margarines molles contenant ces mêmes huiles ; les avocats ; les noix telles que aveline, amande, pistache, pacane et cajou.
Acides oméga-3 : les poissons gras tels que le saumon, la truite, le maquereau ; l’huile de canola.
Gras saturés : la viande, la volaille, le lait ordinaire, le fromage, le beurre, le saindoux, les huiles tropicales telles que les huiles de palme, de palmiste, de coco et les aliments qui contiennent ces huiles (biscuits, gâteaux et bonbons).
Acides gras trans : proviennent de l’hydrogénation des huiles végétales, c’est-à-dire procédé qui transforme l’huile liquide en graisses solides; donc, éviter les huiles végétales hydrogénées et tous les aliments qui en contiennent (biscuits et plats cuisinés).
Trucs pour réduire le mauvais et augmenter le bon cholestérol
- Apprendre à lire les étiquettes et à reconnaître s’il s’agit d’un aliment sain.
- Éviter la consommation excessive de produits cuisinés où, dans la plupart des cas, les mauvais gras sont cachés.
- Réduire son apport alimentaire de lipides en recherchant des aliments faibles en cholestérol et en gras. La consommation quotidienne de matières grasses devrait être de 90 grammes ou moins pour les hommes, et de 65 grammes ou moins pour les femmes.
- Augmenter sa consommation de fibres alimentaires solubles telles que le son et les flocons d’avoine, les légumineuses, les fruits riches en pectine (pommes, fraises et agrumes) et le psyllium, car elles diminuent le taux de cholestérol sanguin.
- Faire de l’exercice quotidiennement. Il n’est pas toujours nécessaire de s’inscrire dans un centre sportif. Il suffit, par exemple, de marcher pour aller travailler, de stationner à 15 minutes de marche du bureau ou de monter les escaliers au lieu d’utiliser l’ascenseur. Bref, cherchez des prétextes pour bouger!